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Les atouts touristiques de Madagascar

C’est reconnu mondialement : le premier atout touristique de Madagascar et sa Mégabiodiversité endémique. Si l’on ne parle que des primates : les 97 espèces de lémuriens de Madagascar sont tous endémiques. Côté flore, l’île compte 7 espèces de baobabs contre une seule en Afrique et une en Australie. Sans parler de ses 3 000 variétés d’orchidées, ses baleines à bosse et ses reptiles !

 

Nouvelles tendances tourisme

 

Longtemps concentré sur le tourisme de découverte du milieu naturel, le tourisme malgache diversifie progressivement son offre, pour répondre à des motivations de plus segmentées, voire parfois contradictoires. Au-delà d’un tourisme de « l’extrême et des réalités », l’île offre aujourd’hui des possibilités nouvelles de voyage en train, en hélicoptère ou à la cime des arbres. Des établissements haut-de-gamme proposent des séjours prestige pendant lesquels le raffinement côtoie l’authenticité d’un patrimoine préserve. Du tourisme de luxe au tourisme solidaire en passant par le tourisme de découverte pure, les voyages à thèmes se multiplient, incitant les opérateurs à se différencier et à être de plus en plus novateurs. Particulièrement adapté au contexte spécifique de l’île, le tourisme durable et l’écotourisme sortent de leur statut de « niches de spécialités » pour s’imposer progressivement comme des axes de développement à part entière (voir notre dossier spécial). Dans ce numéro, les membres de Go To Madagascar vous invitent à un tour d’horizon des innovations et des nouvelles tendances dans le secteur du tourisme à Madagascar.

 

Sport nature et raids aventure

 

L’implantation récente d’opérateurs spécialisés a permis l’organisation annuelle de raids sportifs qui sont devenue petit à petit un produit à part entière en permettant aux adeptes de découvrir la destination tout en satisfaisant leur passion. Le «Raid de l’Isalo à Madagascar», avec ses 100 km à allure libre à parcourir en 36h 00, fait ainsi figure de défi pour les participants, confirmant la vocation de région des sports extrêmes que l’Anosy a déjà su vendre aux amateurs de surf. L’escalade, le VTT ou la randonnée arboricole continuent également de séduire les amateurs de sports nature et la liste des propositions de loisirs actifs ne cesse de s’étendre, succédant à une tradition de «tourisme d’observation» en perte de vitesse. Bien que de nombreux progrès restent à faire, de nouvelles possibilités en terme d’assistance médicale et de rapatriement sanitaire sur le territoire national accompagnent l’ascension du tourisme sportif. En dépit de la complexité des conditions d’aménagement et de gestion des sites et itinéraires de pratique, la multiplication de « spots » devrait se poursuivre et la confirmation de la vocation sportive de certains territoires se confirmer avec l’augmentation du nombre de pratiquants nationaux.

 

A chacun son mode de transport

 

Hélicoptère, micheline de collection, VTT, quads, bateau de croisière ou pirogue. A chaque voyageur et à chaque projet de voyageur correspond une proposition logistique différente. Si nous sommes longtemps restés handicapés par le manque de services adaptés, ce n’est plus tout à fait le cas à présent en terme de transports. Outre les véhicule tout terrain, les plus exigeants et aussi les plus fortunés (la location d’un hélicoptère coûte environ 1.200 Euros par heure) peuvent désormais survoler les Tsingy de Bemaraha ou les lagons turquoise de nos côtés dans des conditions de sécurité optimale. Dans un tout autre esprit, le tout nouveau Port d’Ehoala à Ford Dauphin permet d’accueillir le trafic associé au tourisme de croisière depuis le mois de juillet 2008. Pour les amateurs de transport ferroviaire, la presque légendaire micheline, en état de pièce de musée, assure le trajet Antananarivo Andasibe jusqu’à l’Océan, en parcourant d’immenses paysages de forêts tropicales humides de l’Est.

 

Tourisme de découverte

 

Loin du tourisme de masse. Madagascar est une destination qui permet un tourisme de découverte, en petits groupes partagent des centres d’intérêts. De nouvelles formules apparaissent pour des séjours à caractère historique ou archéologique, gastronomiques, ou encore à caractère culturelles ou cultuels en passant par le Fitampoho (bain des reliques), au Famadihana (retournement des morts) ou autres célébrations traditionnelles. Sans oublier le maintien d’une demande déjà bien connue pour la découverte des paysages, de la faune et la flore malgache, avec ; toutefois des exigences de plus en plus pointues pour l’animation et l’interprétation de la nature.
La nouveauté pour ces propositions touristiques est qu’elles ne sont plus réservées aux seuls chercheurs et scientifiques. Tout le monde se passionne, s’intéresse et vit ses loisirs dans une approche «communautaire», favorisant le regroupement de passionnes en «tribus». Cette tendance nécessite donc l’intervention d’accompagnateurs spécialisés, généralement des universitaires de haut niveau ou des guides chevronnés, capables de faire le lien et d’animer un groupe souvent familier d’échanges e désireux d’aller réellement en profondeur dans la découverte des régions visitées.

 

Santé, bien être

 

La demande « santé &; bien être » : une valeur sûre pour la valorisation de la pharmacopée malgache. L’obligation récente pour les établissements hôteliers de catégorie 3 étoiles de se doter d’un SPA a révélé l’existence d’une demande locale, nationale et internationale pour une tourisme santé et bien-être à Madagascar. Si l’île Maurice a déjà bien su valoriser ses atouts dans le domaine, la pharmacopée malagache et la production souvent artisanale d’huiles essentielles attirent désormais également les visiteurs. Il constituent un point d’attraction original qui fait le lien entre la biodiversité unique de Madagascar et des services associés permettant de profiter des bienfaits des plantes malgaches … ainsi que du talent des masseuses et praticiens dans des gammes de soins assez vastes. Au centre Balnéoforme de l’Hôtel Colbert, ou au centre SPA du Palissandre Hôtel au cœur de la capitale, l’augmentation rapide de fréquentation, à la fois au sein de l’établissement mais également localement, confirmé l’existence d’une réelle demande.

 

Dans cet établissement, les plantes et la médecine traditionnelle malgache ont toute leur place dans le dispositif « bien-être » puisqu’un laboratoire a été spécifiquement mis en place pour créer une gamme de produits de soins spécifiques, à base de plantes et produits malgaches 100% naturels (huiles essentielles, enveloppement au chocolat, etc.)
Ce constat encourageant laisse deviner, demain peut-être, un développement de la thalassothérapie à Madagascar, qui dispose de plusieurs sites et atouts pur un tel développement.

 

Entre grand luxe et tourisme solidaires

 

Ile de contrastes. Madagascar fait coexister des formes de tourisme très différentes sur son territoire des séjours de grand luxe côtoient de nouvelles propositions pour un tourisme plus équitable et au bénéfice des communautés locales. Le contexte de grande pauvreté a ainsi fait émerger une demande pour des séjours à l’occasion duquel le visiteur devient acteur de son voyage et peut s’engager dans une action de développement et de solidarité.

 

La création de nouvelles niches devrait permettre à cette industrie très soumise aux modes et au contexte socio-économique mondial, de satisfaire à la fois les voyageurs en quête de sensations fortes, et des visiteurs plus sensibles à d’autres facettes bien caractéristiques de notre Ile Continent. La diversité de l’offre malgache laisse la porte largement ouverte à de nombreuses formes de séjours et d’activités.

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